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Les pôles de compétitivité

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Les possibilités de coopération industrielle franco-russe dans le domaine de l’énergie nucléaire

Posté le : 26/05/2015 dans : Actualités archivées, Archives, Archives 2015

La Russie est un concepteur, constructeur, exploitant, exportateur de centrales nucléaires, une des grandes nations du nucléaire international. L’industrie nucléaire russe est stimulée par un important programme de construction et des projets sur son propre territoire et à l’international. Les plus hauts standards de sûreté sont recherchés, contrôlés par des autorités de sûreté indépendantes. ROSATOM est le fer de lance du nucléaire russe et remporte de nombreux projets à l’export.

Parallèlement, la Russie poursuit activement l’extension de son parc. Elle entreprend la rénovation et le renforcement de la sûreté du parc existant. Elle est ouverte à des partenariats et à l’importation de technologies étrangères sur son sol, ou pour la contribution à ses projets à l’export.
La France et la Russie coopèrent depuis plusieurs années autour d’un savoir-faire complémentaire. Plusieurs entreprises françaises sont actives en Russie et peuvent offrir des opportunités pour les fournisseurs de rangs 2 et 3.

Compte tenu de ce contexte et de l’importance des projets nucléaires russes (marché intérieur et export), il est primordial que les entreprises françaises, notamment les PME/ETI, puissent se positionner sur ce marché, certes complexe, mais prometteur.

C’est dans ce contexte que se sont tenues à Paris (locaux de BUSINESS France), les 21 et 22 mai derniers, les rencontres avec ROSATOM lesquelles faisaient d’ailleurs suite à un premier séminaire franco-russe de Moscou et Nijni-Novgorod (fin octobre 2013). Cet événement a rassemblé près de 100 personnes. La délégation française, emmenée par M. CHEVENEMENT, Ancien Ministre/Sénateur et envoyé spécial – pour la Russie – du Ministère des Affaires Etrangères, réunissait près d’une soixantaine d’industriels, dont une grande partie est membres du PNB. A noter aussi la présence de Mr. Alexandre GORBATCHEV (CEA, Conseiller Nucléaire pour la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie, à l’Ambassade de France à Moscou).

Rencontres ROSATOM1

Jean-Pierre Chevènement est intervenu lors de cet événement.

 

Côté Russe, les présences de Kirill KOMAROV (Adjoint au DG de ROSATOM), Alexandre TOUROV (Représentant commercial de la Fédération de Russie en France) et Nikolay DROZDOV (Directeur du Département ‘Business International’, ROSATOM) ont été très remarquées.

La journée du 21 mai s’est déclinée en deux sessions de travail : la première a porté sur des présentations détaillées des activités « Achats » du Groupe ROSATOM. Dans la deuxième ont été mis en exergue l’état d’avancement de quelques projets russes à l’international. La journée du 22 mai a été consacrée à des rendez-vous individuels entre les responsables de ROSATOM et les industriels français.

Les activités « Achats » du groupe ROSATOM
Les responsables russes des différentes activités liées aux achats ont pu mettre clairement en exergue les points-clés visant à faciliter, pour des fournisseurs non-russes, notamment, la participation à des appels d’offres :
– organisation du système d’achat,
– règles de participations aux appels d’offres
– méthodologie spécifiques (achats d’équipements et/ou de services),
– exigences de qualification et de standards
– catalogue unifié des nomenclatures
– règles d’arbitrages, luttes anti-corruption.
Une démonstration des achats on-line à partir du site internet (http://zakupki.gov.ru ) dédié de ROSATOM a également été proposée en séance plénière.

Rencontres ROSATOM2

 

Les projets du Groupe ROSATOM à l’International : quelques exemples de coopération internationale

ROSATOM a annoncé avoir un carnet de commande de 19 tranches dans 9 pays hors Russie. Le focus a été mis, notamment sur 4 projets internationaux de ROSATOM, présentés selon l’accessibilité aux fournisseurs étrangers.

OSTROVETS (BIELORUSSIE)
La construction des deux AES-2006 a démarré avec des premiers bétons nucléaires respectifs en novembre 2013 et avril 2014. A ce jour, le chantier progresse sans retard: il a déjà reçu les récupérateurs de corium des 2 tranches de fabrication russe. D’une façon générale, une grande partie des équipements proviendra de Russie et de Biélorussie, et sera payée en roubles, la devise imposée par le système d’achats de ROSATOM.
La plupart des appels d’offre en cours ayant été rédigés avant la chute du rouble, il s’avère désormais que le plafond de prix est trop bas pour des équipements indexés sur l’euro, ce qui pénalise bien entendu les fournisseurs étrangers dont la France.

Suite aux recours des équipementiers étrangers, ROSATOM et le gouvernement Biélorusse ont décidé de remonter les prix maximaux afin que les fournisseurs étrangers puissent participer aux appels d’offres.

PAKS (HONGRIE)
Le démarrage de la construction des deux AES-2006 est prévu pour 2018 et 2020. L’Etat Russe couvrira 80% du coût du projet par un prêt de 10 milliards d’euros sur 21 ans accordé à la Hongrie (taux de 2,95% les 11 premiers années, 4,9% pour les suivantes). Les 20% restants seront financés par l’Etat Hongrois.

AKKUYU (TURQUIE)
La construction des infrastructures maritimes pour les 4 tranches AES-2006 d’Akkuyu a débuté en avril 2014. Le premier béton est prévu pour fin 2016. L’Etat Russe a par ailleurs injecté 50 milliards de roubles afin d’augmenter le capital de la société Akkuku Nuclear, coordinateur du projet. A ce jour, le tour de table (filiales 100% ROSATOM) s’établit comme suit : RUSATOM OVERSEAS (64,96%), ROSENERGOATOM (30,66%), ASE (3,17%), AER (0,03%), ATE (0,03%). Les commandes sont ainsi passées à ATOMENERGOMASH, notamment pour les cuves (fabriquées par ATOMMASH, Volgodansk).

HANHIKIVI (FINLANDE)
Le démarrage de la construction d’un AES-2006 est prévu pour 2018. La société, coordinateur du projet, est détenue par 44 industriels finlandais et par ROSATOM (à hauteur de 34% via sa holding ATOMENERGOPROM). Le gouvernement russe a validé début 2015 le financement du projet finlandais via le fonds souverain russe FNB (Le financement s’établit sur la base de 2,4 milliards d’euros sur 4 ans, plafonné en roubles pour se prémunir contre le risque de change). Cette augmentation de capital permettra aussi à ATOMENERGOPROM d’augmenter sa participation dans le Finlandais FENNOVOIMA.
Comme dans le projet turc, la fabrication des NSSS sera assurée par ATOMENERGOMASH .

Par ailleurs les représentants d’OAO ‘KONZERN ROSENERGOATOM’ de ZAO ‘RUSATOM SERVICES’ ont précisé leurs programmes d’achats respectifs pour la période 2015 / 2016. D’une façon générale, on retiendra que le montant global des achats de ROSATOM est de l’ordre de 100 milliards (USD) sur les 10 prochaines années, avec une part dédiée aux fournisseurs étrangers revue à la hausse (notamment pour des besoins spécifiques : sûreté/sécurité, turbines et pièces connexes, pièces complexes, contrôle commande, solutions informatiques, instrumentation).

Pour toute information complémentaire : Amédéo MANTOVAN – amedeo.mantovan@polenucleairebourgogne.fr

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